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XIV C.I.A.P. - Georges Laplace

Georges Laplace est un préhistorien français né le 13 août 1918 et décédé le 21 septembre 2004 à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Il a apporté une contribution substantielle à la discipline dans le domaine des méthodes de fouille et de l’analyse des industries lithiques préhistoriques.

 

Biographie

Issu de l’École normale d’instituteurs de Lescar en 1938, il participe à la campagne contre l’Allemagne en 1939-1940. Il devient instituteur en 1941 mais reprend la lutte en 1943 dans les rangs de l’ORA comme lieutenant chargé de l’instruction et d’opérations dans le Vercors, le Dauphiné et la Savoie, puis sur le front des Alpes dans les rangs de la 25e Division alpine en 1944.

À partir de 1947, il entreprend des études supérieures aux universités de Toulouse et Bordeaux et obtient une licence ès lettres. En 1950, il entre au CNRS comme attaché de recherche. De 1956 à 1958, il est membre de l’École française de Rome, sur proposition de H. Breuil et R. Lantier et présente le Diplôme de l’École française de Rome à l’Institut de France en 1959. Revenu en France au sein de l’équipe de H. Breuil, il soutient son doctorat d’État ès sciences naturelles en 1961 : Recherches sur l’origine et l’évolution des complexes leptolithiques.

En 1970, il fonde le Centre de palethnologie stratigraphique d’Arudy. Il devient directeur de recherche honoraire au CNRS en 1983.

Il fait don de ses collections particulières au Musée national de Préhistoire des Eyzies en 1993.

Le 18 mai 1999, il est nommé au grade de Chevalier de la Légion d’honneur.

 

Méthode de fouille

En collaboration avec Louis Méroc, à partir de 1948, Georges Laplace a mis au point une méthode d’enregistrement de la position des vestiges au sein d’un gisement archéologique encore largement utilisée aujourd’hui1,2. Elle est basée sur l’utilisation de coordonnées cartésiennes dans un repère orthonormé :

  • la zone fouillée est subdivisée en carrés de 1 m de côté (carroyage) au sein desquels les pièces sont repérées par deux coordonnées (« x » et « y ») comprises entre 0 et 100 cm ;
  • la troisième dimension (« z ») correspond à l’altitude des pièces et est mesurée par rapport à un niveau de référence.

Parallèlement, une attention toute particulière est portée à la compréhension et à l’enregistrement de la stratigraphie du gisement.

1 Laplace, G. et Méroc, L. (1954) - « Application des coordonnées cartésiennes à la fouille d’un gisement », Bulletin de la Société Préhistorique Française, t. LI, pp. 58-66.

2 Laplace, G. (1971) - « De l’application des coordonnées cartésiennes à la fouille stratigraphique », Munibe, XXIII, pp. 223-236.

 

Source : Wikipedia