Comunicació

XIII COL·LOQUI INTERNACIONAL D’ARQUEOLOGIA DE PUIGCERDÀ

Món Ibèric als Països Catalans - Novembre del 2003

Une représentation confuse du peuplement dans les sources antiques du fleuve Rhodanos aux Pyrénées

Virginie ROPIOT 1



1 Doctorante à l’Université de Besançon (Franche-Comté)

 
Mots Clau -

Résumé

Au Ier s., Strabon évoquait déjà la difficulté de ses prédécesseurs à délimiter l’étendue de l’Ibérie. Les sources antiques parvenues jusqu’à nous, soulignent, en effet, l’imprécision des contours de cette entité géographique et de son peuplement. L’impression dominante est celle de la confusion, qui résulte d’une juxtaposition dans les textes, de noms de peuples, d’époques, et de grandes zones géographiques - empreintes parfois de mythologiques - souvent limitées par des fleuves.

Parmi les rares sources qui concernent le Languedoc et le Roussillon, seuls deux textes  semblent faire allusion à une extension ibère au nord des Pyrénées.

Le Pseudo-Scylax, géographe compilateur, écrit durant la deuxième moitié du IVe s. av. n. è., dans un court fragment conservé du Périple de la Méditerranée, qu’après les Ibères, des Ligures et des Ibères vivent jusqu’au fleuve Rhodanos, désigné comme le Rhône. Ce passage implique, a priori, une présence ibère jusqu’en Languedoc oriental. L’identification du Rhodanos pose cependant des difficultés, car dans la tradition littéraire antique, cet hydronyme est attribué à plusieurs cours d’eau, dont un se trouverait dans la péninsule ibérique.

Dans l’Ora Maritima, au IVe s. de n. è., Aviénus donne dans un premier temps les Pyrénées comme limite à l’étendue des Ibères, ce qui fait amplement écho à d’autres sources, où ces montagnes apparaissent comme une séparation nette et naturelle entre Ibères et Gaulois, au moins depuis le Ve s. av. n. è. Mais, quelques vers plus loin, c’est le fleuve Oranus (Hérault) ou le mont de Sète qui séparent les Ibères des Ligures. Ces incohérences dans un même texte ajoutent encore à la confusion.

La lecture attentive des sources anciennes, dont la fiabilité est souvent contestable du point de vue de la géographie historique, montre que les domaines ibère et ligure n’étaient pas évidents à déterminer pour les auteurs grecs et latins. De ces imprécisions découlent un partage flou des peuples vivant sur les côtes de la Méditerranée nord-occidentale, et notamment lorsqu’il s’agit des zones de contact.