Paisatge i gestió de recursos vegetals durant el tercer mil·lenni BP a la comarca de la Garrotxa: primers resultats de l’estudi antracològic del jaciment de la Prunera.

Marc FERRÉ* i Raquel PIQUÉ*


* Laboratori d’Arqueobotànica. Divisió de Prehistòria. Universitat Autònoma de Barcelona. Ilphf@blues.uab.es

En aquesta comunicació presentem els primers resultats de l’anàlisi dels carbons arqueològics del jaciment de la Prunera. Aquests permeten observar un patró d’ús del combustible dominat per Buxus sempervirens (boix) i Quercus caducifoli (roure). En aquest treball es discutiran els factors que poden haver determinat aquest patró, tenint en compte tant l’oferta de recursos presents a l’entorn durant l’ocupació de l’assentament com els processos de treball en què han intrevingut aquests combustibles.

L’objectiu del treball és discutir els resultats obtinguts en erlació a la dinàmica del paisatge vegetal coneguda per a la comarca. Per aquesta raó es contrastaran els resultats obtinguts amb els procedents d’altres anàlisis arqeobotàniques de cronologia i localització similar. Entenem que a partir del coneixement de la història botànica de la comarca es poden avaluar els resultats obtinguts a la Prunera en termes de gestió i ús del combustible vegetal.

 

Mise en évidence pluridisciplinaire de pratiques agro-pastorales forestières durant le Néolithique sur le piémont nord-pyrénéen

Didier GALOP1 , José Antonio LOPEZ SAEZ2 et Boris VANNIERE1  


1 Laboratoire de Chrono-Ecologie. UMR 6565 CNRS, UFR Sciences et Tecniques

  16, route de Gray

   25.000 Besançon (France)

2 Laboratorio de Arqueobotanica. Instituto de Historia. CSIC.

  Duque de Medinaceli, 6

  28.014 Madrid (Spain)

La carotte provenant du sondage de la tourbière de Cuguron située à basse altitude sur le piémont garonnais (Commune de Cuguron, Haute-Garonne) à fait l'objet d'une étude pluridisciplinaire combinant l'analyse des pollens fossiles à celles des microfossiles non-polliniques (spores, micro-organismes) et des résidus carbonisés. Cette séquence, qui permet une reconstitution locale de l'histoire de l'environnement, met en évidence une succession de phases d'emprise agro-pastorale entre la deuxième moitié du Vème et le Ier millénaire av. J.C.

Ainsi, les données montrent localement l'existence d'un système agraire forestier durable, reposant sur une agriculture sur abattis-brûlis associée à des activités pastorales, ainsi que sur la pratique de l'émondage des principales essences fourragères (tilleul, orme, frêne). Ces phases
d'utilisation du milieu, dont la portée chronologique semble variable (extrêmement brève ou plus durables), sont systématiquement et momentanément suivis d'une déprise ou d'une modification dans l'utilisation de l'espace, favorable à une régénération forestière post-culturale (bouleau, noisetier).

Un tel système semble fonctionner tout au long du néolithique sans entraîner pour autant une modification radicale de la couverture forestière. Ce n'est que postérieurement, durant l'âge des métaux, que les données attestent de la pérennisation des activités agro-pastorale ainsi que d'une augmentation de la pression sur les écosystèmes forestiers.

 

Estudio tecnológico y funcional de las puntas halladas en el sepulcro calcolítico de la Costa de Can Martorell (Dosrius, el Maresme)
Juan Francisco GIBAJA, Antoni PALOMO y  Sara ALIAGA

En esta comunicación pretendemos dar a conocer el registro lítico hallado en el sepulcro colectivo de la Costa de Can Martorell (Dosrius). Se trata de un registro compuesto exclusivamente por 67 puntas estudiadas desde la perspectiva morfológica, tecnológica y funcional.

Nuestro interés por conocer las circunstancias por las que tales puntas forman parte de dicho contexto funerario, nos llevó a confeccionar un programa experimental con el que determinar cómo se fracturaban las puntas y qué tipo de rastros se generaban por su uso como proyectiles. Esta experimentación ha constituido, en definitiva, el marco referencial con el que aproximarnos al material arqueológico.

 

Relació entre cultura material i restes antropològiques dels sepulcres megalítics del IIIer mil·lenni a Catalunya: un estudi sobre l’ús dels objectes d’ornament personal

Emma GUERRERO VILA1 i Mònica OLIVA POVEDA1 


1 Laboratori d’arqueologia Prehistòrica. Universitat Autònoma de Barcelona (UAB)

En aquesta comunicació fem una aproximació a la relació entre els objectes d’ornament personal i les restes antropològiques dels sepulcres megalítics del IIIer mil·lenni. L’intent d’establir una relació entre els objectes de l’aixovar i els individus inhumats parteix de la hipòtesi contraposada al model tradicional: l’atribució de certs tipus d’ornament per sexe i edat.

Aquesta proposta d’aproximació es basa en l’anàlisi de recurrències i correlacions entre els tipus d’ornament i les restes antropològiques, presents en els sepulcres, per tal de determinar si realment hi ha un ús diferencial d’aquells objectes.

La mostra utilitzada en aquest estudi correspon a 25 sepulcres megalítics (amb cronologia relativa des del neolític final fins al bronze antic-mitjà) amb presència de ceràmica campaniforme, objectes d’ornament en l’aixovar funerari i restes antropològiques conservades.

 

Les Pins (Aubais, Gard). Un établissement su début du Bronze ancien
J.-J. DUFRAIGNE, E. GUILLET et F. JALLET

En Languedoc, au sud-ouest de Nîmes, Aubais est située dans les garrigues, au sud-ouest de la dépression de la Vaunage. Le gisement occupe la pente orientale d’une hauteur (alt. 76,67 m) qui domine une dépression et une petite plaine. Préalablement aux travaux de Gaz de France, le site des Pins a fait l’objet d’une fouille préventive exécutée en 1996. Bien que l’extension maximale du site soit estimée à 4000 m², seuls 600 m² (emprise des travaux) ont été fouillés. Les habitats des Pins apportent des éléments nouveaux à l’étude des groups chalcolitique et du Bronze ancien régionale, tant pour les structures architecturales que pour le mobilier. Lors de la première occupation, le site des Pins est un village de nauteur ouvert, dans la partie fouillée. Il s’agit de maisons en pierres sèches, à “absides”. La céramique se rapporte à la culture chalcolitique de Fontbouisse, faciès central. Cette occupation a reçu la datation 3900±45 BP (Ly-8820), soit l’intervalle 2477 à 2213 avant J.C. après calibration (maximums de probabilités: 2441, 2400 et 2365 av. J.-C.). Elle permet d’attribuer l’établisement à une phase récente du groupe culturel, ce que confirme l’âge obtenu.

Les horizons supérieurs, forment un groupe de structures, dont les fonctions semblent complémentaires: il pourrait s’agir d’una aire spécialisée dans une unité domestique.

Ces niveaux se rapportent à une phase chronologique plus récente : fin du Chalcolithique ou début du Bronze ancien. Alors que pour l’occupation fontbuxienne, le cordon lisse et la cannelure prédominent, ils en sont ici que peu représentés. Les divers décors semblent marquer une poterie ornée de motifs diversifiés. Les sites comparables ont livré des assemblages attribués à un Chalcolithique élaboré ou à un Bronze ancien initial. Mais cette influence indigène se combine à d’autres facteurs. Plusieurs récipients portent un cordon lisse, une languette ou un bouton, sous le bord. Leurs profil et caractéristiques rappellent la céramique d’accompagnement campaniforme. La série concernée représenterait un faciès original, synthèse entre un substrat culturel et une composante campaniforme. Ce complex participe à la dynamique évolutive des groupes tardi-chalcolithiques proches du couloir rhodanien. Le gisement qui à livré l’ensemble le plus proche est la grotte Suspendue à Collias (Gard). D’où provient un ensemble de transition entre le Fontbouisse et un groupe régional du Bronze ancien.

Sur le site des Pins, le changement culturel marque la fin du “chalcolithique”. L’appartenance au Bronze ancien de ce faciès céramique peut être admise par la présence d’une alêne fusiforme en bronze (analysée). Pour J.-R. Bourhis, cet objet pourrait être de fabrication ancienne.

Cette occupation du site des Pins s’intègre à son environnement géographique et culturel. Les assemblages, et l’âge (3835±60 BP (Lyon-626 (OxA), intervalle en années réelles après calibration (-2449, -2063) avant J.-C. à 95% de confiance, dates les plus probables : -2389, -2281, -2209, -2149), de cet horizon insèrent le gisement dans la sphère culturelle du bassin du Rhône et de ses marges lors des prémices de l’Age du Bronze ancien.

L’étude de l’habitat fontbuxien des Pins (2477-2213) montre que l’architecture offre des affinités avec le groupe héraultais de cette culture, tandis que la poterie appartient bien au faciès central. Quant à la phase suivante (2449-2063), la série céramique participe à une des composantes du Bronze ancien. C’est un des gisements clefs, avec la grotte Suspendue à Collias (Gard), de la période. L’habitat des Pins offre la possibilité de connaîter la culture matérielle et l’espace domestique des groupes humains occupant le bassin rhodanien lors de la phase de mise en place du Bronze ancien I.

Ce gisement est un nouveau jalon de la connaissance des origines de l’Age du Bronze ancien en Languedoc, période complexe où l’on commence à déterminer la part de chaque composante, rôle du substrat chalcolithique local et des apports du groupe campaniforme, dans sa constitution. Les site des Pins porte une partie des gènes de l’élaboration du Bronze ancien régional.

 

Le site du Pouget 1 (Souvignargues, Gard). Un exemple d’atelier de taille de silex en plaquette
Guilhem LANDIER

Sis dans les garrigues dans un secteur compris entre Nîmes et Montpellier, le site du Pouget 1 a fait l’objet de plusieurs opérations menées par Frédéric JALLET au cours des années 1998, 1999, 2000. Un décapage a permis de mettre au jour un important complexe Fontbouisse concernant de nombreuses structures d’habitat ainsi que des sépultures élaborées au cours de plusieurs étapes de construction (F. JALLET, J. M. PENE, M. SCHWALLER; 1998, 1999).

L’industrie lithique en silex, abondante au Pouget 1 est particulièrement intéressante car elle est en grande partie liée à l’affleurement de Salinelles-Aspères-Campagne (F. BRIOIS; 1991). Cet affleurement est constitué de calcaire lacustre d’étage oligocène supérieur, et comprend des formations de silex se présentant sous forme de rognons, de plaques ou de plaquettes (G. TAMAIN; 1959).

Le silex en plaquette a été fréquemment utilisé au Néolithique final et au Chalcolithique en Languedoc oriental en raison de ses caractéristiques morphologiques car il constitue un support très favorable à la taille de pièces bifaciales. Récemment étudié par François BRIOIS sur le gîte même, ce type de matière première permet de confectionner des pièces parfois très élaborées (F. BRIOIS; 1991).

Dans le cadre d’un diplôme E.H.E.S.S., je mène actuellement une recherche sous la direction de François BRIOIS sur l’ensemble des outils façonnés sur silex en plaquette au IIIe millénaire en Languedoc oriental. Il s’agit de définir l’utilité d’un tel support, tout en essayant de mieux cerner l’étendue de sa diffusion.

Le site du Pouget 1 est situé à quelques kilomètres de l’affleurement de Salinelles-Aspère-Campagne. Les outils sur plaquette y sont fréquents, ainsi que les déchets de taille de plaquette, principalement sur la partie ouest du site où j’ai pu identifier un véritable atelier de taille. Celui-ci présente un grand nombre de déchets de façonnage et de pièces inachevées. Par ailleurs, l’ensemble du site présente des outils sur plaquette rencontrés au Pouget 1 en tenant compte de leur contexte. Ensuite nous détaillerons le secteur de l’atelier de taille, à partir duquel nous essaierons d’analyser les différentes étapes de la mise en forme de pièces bifaciales sur silex en plaquette sur le site et dans leur aire d’utilisation.

 

Les campaniformes catalans et pyrénéens vus de Provence. Questions pour une problématique historique du Campaniforme en Méditerranée nord-occidentale

Olivier Lemercier[1]


[1] Economies, Sociétés et Environnements préhistoriques ESEP-UMR 6636

MMSH-ESEP, 5 rue du Château de l’Horloge, BP 647, F-13094 AIX-EN-PROVENCE Cedex 2 (France)

Le Campaniforme récent entre les Alpes et la Catalogne présente un décor céramique incisé ou incisé-estampé qui a été partagé en deux principaux styles : Pyrénéen et Rhodano-Provençal. Le premier couvre le nord de la Catalogne et le Languedoc occidental de part et d’autre des Pyrénées, le second comprend le Sud-Est de la France du Languedoc oriental jusqu’aux Alpes. 

L’unité de ce Campaniforme récent a, depuis longtemps, été mise en évidence à partir de la parenté morphologique et technologique des formes et décors céramiques. Cependant plusieurs études récentes concernant la céramique domestique de ce Campaniforme et les techniques de fabrication des vases ont montré l’existence de situations contrastées entre ces régions voisines.

Le développement du Campaniforme au sein des diverses cultures locales de la fin du Néolithique des rives nord-occidentales de la Méditerranée et ses relations avec les développements campaniformes régionaux voisins (rhodano-rhénan au nord et salomo au sud) ne peuvent être abordés que par une confrontation des données régionales en une problématique commune.

Cette problématique commune doit aussi être étendue à la question de la genèse de la céramique à décor barbelé qui occupe ces régions à la fin de la période.

La parenté de ces groupes, les diversités de situations quelle masque comme les notions de diffusion et de frontière pourront ainsi être envisagées.

 

Le rôle des chaînes opératoires céramiques pour la connaissance des sociétés néolithiques du 3ème millénaire avant J.-C.

Les exemples du groupe de Clairvaux (Jura) et du Ferrières (Ardèche)

Rémi MARTINEAU1 


1 Laboratoire de Chrono Ecologie, UMR 6565 CNRS/Université de Franche-Comté

Dans le domaine de la technologie céramique, le seul aspect qui est fréquemment abordé est celui de l'étude des pâtes. Ces analyses sont indispensables et fondamentales, mais elles ne représentent que la première étape de la longue chaîne opératoire de fabrication d'une poterie. Les études céramologiques occultent presque systématiquement les étapes de préparation des matières premières, de façonnage, de finition et de cuisson des poteries. Les travaux qui s'intéressent à ces questions restent encore très peu développés. Pourtant, de très nombreuses questions archéologiques pourraient être abordées par ces études de technologie céramique, étroitement associées à celles des formes et des décors.

Les données technologiques sur les différentes étapes de la chaîne opératoire permettent ensuite d'aborder toute une série de problématiques archéologiques, telles que l'évolution chronologique des techniques et leur diversité géographique, ou encore les comportements économiques et sociaux des communautés humaines, au travers de l'étude des formes de production , des échanges, des mouvements de population, des emprunts techniques, des imitations stylistiques, de l'estimation des degrés d'apprentissage et de savoir-faire, ou encore des choix techniques.

Nous nous attacherons à montrer l'intérêt des techniques de fabrication des poteries pour la connaissance des sociétés du Néolithique final, au travers d'exemples empruntés aux études technologiques que nous avons menées sur le groupe de Clairvaux, à partir des sites de Chalain (Jura), entre 3040 et 2900 environ avant J.-C. et sur le faciès ardéchois de la culture de Ferrières. Nous porterons principalement l'attention sur la diversité géographique de ces techniques céramiques, notamment au travers de la question des relations entre le Ferrières ardéchois et les influences typologiques méridionales constatées sur les lacs de Chalain et de Clairvaux (Jura).

Les résultats obtenus à partir de ces études de cas sont entièrement transposables à d'autres contextes archéologiques. Afin d'élargir leur portée géographique et chronologique, il serait maintenant intéressant d'appliquer cette méthode d'étude à d'autres cultures du Néolithique.

 

Notícies d’activitats humanes a la capçalera de la Muga a començaments de l’edat del bronze: les coves de la Pólvora i la Figa (Albanyà, Alt Empordà)
Antoni PALOMO, Àngel BOSCH i Ramon BUXÓ

Després d’una important activitat durant el neolític antic, el massís de l’Alta Garrotxa va conèixer una nova ocupació en els períodes calcolític i bronze antic. Exemples d’aquesta ocupació per la vessant del Llierca han estat presentades en els darrers anys, després de les excavacions de la cova 120 i la Balma del Serrat del Pont. A la vessant de la Muga, per contra, no existia cap testimoni d’aquests períodes fins a la descoberta de les coves de la Pólvora (o d’En Pólvora) i de la Figa.

La primera d’elles, de gran capacitat, presenta restes d’enterraments, tot i que deuria ser utilitzada sobretot com a cova d’estabulament de bestiar. La segona, és una cavitat més petita utilitzada com a sepulcre.

A inicis de l’edat del bronze, la utilització d’aquestes coves, situades en zones de relleu abrupte a l’interior de la muntanya, deuria correspondre a grups ramaders que cercaven les pastures de les terres altes de les muntanyes durant els moviments estacionals amb els ramats d’ovicaprins.

 

La céramique campaniforme du site de Puech-Haut. Commmune de Paulhan (Hérault)
Jacques COULAROU, Laurent CAROZZA et Alain VIGNAUD

Le site de Puech-Haut est situé sur une petite colline cdominant la plaine de l’Hérault en face du site de Roquemengarde. Ce site constitué d’un fossé possède dans la partie supérieure de son remplissage un niveau campaniforme.

Si la série est conséquente (220 tessons décorés), elles est aussi très fragmentée. L’état de conservation des décors est dans sa majorité excellent et permet une bonne analyse des techniques décoratives.

Les motifs sont variés et dominés par des bandes hachurées en oblique ainsi que des triangles. Les impressions ponctiformes parallèles sur deux rangées sont bien représentées. Toute la série est traitée au peigne, excepté un tesson (traité en incision). Cette constante ainsi que l’emploi de sable riche en quartz pour toute la série nous fait penser à un ensemble homogène. Lesmotifs hachurés en bande rappelent le Campaniforme maritime et la présence de triangle le Campaniforme pyrénéen. Un fond de vase bien conservé montre l’association des deux décors situant l’ensemble dans un Campaniforme épi-maritime.

 

La production de parures en coquillages marins, dans l'Aude (F.), entre le Néolithique final et le Bronze ancien

Paulette PAUC1


1 Recherches & Développement Culturel en Corbières (11.220 Coustouge, F.)

  14, route des Corbières  11.190 ARQUES (F.)

Cinquante lieux de production de parures en coquillages marins, ont été découverts jusqu'à ce jour, dans le département de l'Aude. L'activité artisanale est principalement axée sur la fabrication de perles circulaires, réalisée en test de Cerastoderma edule.

Les "ateliers principaux", sur lesquels se déroulent toute la chaîne opératoire à partir des valves entières jusqu'aux perles achevées, associées à l'outillage lithique (mèches à forer en silex et/ou meules en grès calcaire ou siliceux), représentent la moitié des sites. L'autre part concerne les "ateliers secondaires" -classés provisoirement satellites des précédents-, où l'on retrouve essentiellement  la première phase de la chaîne opératoire à partir des valves jusqu'aux préformes brutes et/ou arrondies seulement. La seconde phase, qui démarre à partir d'ébauches brutes et/ou arrondies jusqu'aux perles calibrées et/ou polies, se retrouve sur des sites de plein air, dans des fonds de cabanes/lieux de stockage).

     La production est d'ordre familial et l'on note l'hypothèse d'un contexte d'apprentissage. La diffusion se fait à l'échelle micro-régionale.

     L'origine des coquillages, recherchée notamment pour les besoins de l'archéologie expérimentale,  a été localisée dans les dépôts littoraux marins coquilliers du rivage Eutyrrhénien (Riss-Würm) audois.

     Quelques gisements de silex et de grès siliceux ont été reconnus comme potentiellement utilisables pour la confection de l'outillage (mèches à forer et meules).

 

Etude sur le Néolithique final et les débuts de l’âge du Bronze dans les Pyrénées centrales françaises. Prémiers résultats.
Nathalie ROUQUEROL

Trois départements (les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne, l’Ariège) constituent les Pyrénées centrales françaises. Dans cette zone, le Néolithique Final-Chalcolithique et les débuts de l’Age du Bronze sont très mal connus sauf pour le bassin de la garonne qui a bénéficié d’études récentes. Pour toutes les hautes vallées pyrénéennes, il faut rechercher dans les collections émanant de fouilles anciennes, les traces malheureusement souvent imprécises de ces périodes. Toutefois des petites séries de céramique inédites, des trouvailles isolées d’objets de cuivre (pointe de Palmela, haches plates de cuivre, laches à légers rebords…) attestent la présence des prémières civilisations du métal dans cette aire géographique. Les niveaux de surface de nombreuses grottes pyrénéennes, négligé par les fouilleurs recherchant “ l’Age du renne”, contenaient des habitats ou des sépultures. Au cours de cette révision des collections anciennes, inachevée encore, quelcques céramiques intéressantes apparaissent. Ainsi un vase polypode exceptionnel, au décor très élaboré, provient de la Spugo de Ganties (Haute-Garonne).

Un sondage entrepris dans l’Abri Sous-Les-Rideaux, dans les gorges de la Save à Lespugue (Haute-Garonne) a déjà livré sur une surface très réduite, sous des niveaux remaniés de l’âge du Bronze, deux pointes de flèches en place, dont une asymétrique, probablement Chalcolithique. Ce site semble prometteur et apportera des données plus précises. Il seu situe à proximité immédiate de la petite cavité sépulcrale de Gahuzère (Montmaurin) qui a donné un matériel Chalcolithique ou Bronze ancien.

Les gobelets campaniformes (et épicampaniformes) se rencontrent d’est en ouest le long du piémont avec quelcques incursions en altitude. La céramique au début de l’âge du Bronze montre des affinités avec Montou (Pyrénées-Orientales). Les témoins lithiques, poignards, parfois en silex de Salinelles, accompagnent les armatures de flèches à pédoncule et ailerons, et les faucilles. Cette étude en lèvera pas les imprécisions de plus d’un siècle de fouilles souvent sommairement publiées ou inédites. Elle premettra cependant d’établir une carte d’occupation de cette vaste région peu étudiée jusqu’à présent en particulier sur le sud du département de la Haute-Garonne.

 

Pointes de Palmela trouvées en France : Atlantique ou Méditerranée ?
Julia ROUSSOT-LARROQUE
Dans les relations entre la péninsule Ibérique et le Sud-Ouest de la France, au début de l’âge des métaux, une place importante revient au Campaniforme et ses prolongements immédiats dans le temps, d’où la signification particulière dévolue à des productions métalliques comme les pointes de Palmela. Issus, selon toute vraisemblance de prototypes ibériques, ces objets ont été reçus ou imités en France. Leur répartition géographique a fait l’objet de plusiers études, dont quelques unes très récentes, qui méttaient en valeur une certaine prééminence de la France méridionale, du Languedoc en particulier. Mais de nouvelles découvertes sont venues modifier sensiblement cette carte de répartition : une quinzaine de découvertes dans le Sud-Ouest atlantique, particulièrement le Nord du Médoc, soulignent l’importance de l’embouchure de la Gironde dans les relations entre le Portugal, l’Espagne et la France. En outre, des découvertes plus anciennes, mais passées pratiquement inaperçues jusqu’ici, enrichissent l’inventaire des pointes de Palmela pour l’ensemble de la France. Celui-ci atteint désormais une soixantaine d’ exemplaires. Ainsi s’ouvre la discussion sur l’orientation dominante des courants d’ échange entre la péninsule et la France au début du Bronze ancien : par l’ouest ou par l’est ? Par l’Atlantique ou par la Méditerranée ?

 

Noves dades sobre el poblament de finals del IIIer mil·lenni cal. B.C. a la Serra Magdalena (Pallars Sobirà)

Montse SIMON i Oriol VICENTE1

1 Laboratori de Prehistòria, Universitat Autònoma de Barcelona

L’article aporta noves dades per a comprendre el poblament dels Pirineus Occidentals catalans a finals del IIIer mil·leni cal. B.C. Les troballes de material ceràmic en superfície a les coves 21 i 22 de la Serra Magdalena aporten nova documentació sobre aquestes formacions socioeconòmiques. Aquest conjunt ceràmic el podem emmarcar, per cronologia relativa, a finals del IIIer mil·lenni, dins la tradició de grans tinalles d’emmagatzematge fetes a mà, amb aplicacions plàstiques decorades amb impressions digitals, així com reforçaments plàstics a la base. A l'article l’anàlisi tipològica, morfomètrica i tecnològica es desenvolupa mitjançant la comparació amb d’altres troballes efectuades a la zona i incloent-lo dins el coneixement de la producció ceràmica en aquesta època. Al mateix temps, l’article pretén oferir unes conclusions sobre el possible funcionament d’aquest tipus de coves en el poblament de finals del IIIer mil·leni als Pirineus.

 

Les parures en jayet des Grands Causses au Chalcolithique
Hélène VERGÉLY

L’étude des parures en jayet a porté sur près de 4300 objets inventoriés pour plus de 300 sites répartis essentiellement sur les Grands Causses. Le jayet ou jais est une variété compacte de lignite, ce minerai se trouve fréquemment sur les Grands Causses (où il était encore exploité au début du siècle) sous forme de petites couches ou de lentilles. Les hommes préhistoriques ont pu donc aisément s’en procurer.

Le Chalcolithique caussenard est représenté par le groupe des Treilles qui accède vers 3500 av. J.-C. à la métallurgie ; à partir de la phase moyenne, 3000-2500 av. J.-C., la parure devient de plus en plus nombreuse et diverse.

Les éléments de parure inventoriés en jayet ont permis d’établir une typologie, qui comprend 8 classes dans la catégorie des perles, 9 classes dans la catégorie des pendeloques, et diverses catégories d’objets façonnés. L’intérêt de cette étude est de voir que le jayet a été employé par une population préhistorique dans un cadre géographique précis caractérisant la culture caussenarde chalcolithique. De plus dans cet ensemble géographique, des formes typologiques d’objets de parure ont une répartition restreinte à une entité régionale plus précise, comme les pendeloques à ailettes, les pendeloques triangulaires, les pendeloques-poignards…

Lors de la communication, nous présenterons essentiellement le département de l’Aveyron qui à lui seul comptabilise à ce jour plus de la moitié des parures en jayet inventoriées.

 

L’edat del bronze i el Grup del Segre-Cinca a la plana occidental catalana: Evolució i periodització
Joan B. LÓPEZ1, Natàlia ALONSO1 , Emili JUNYENT1 i Angel LAFUENTE1

1 Grup d’Investigació Prehistòrica. Departament d’Història. Universitat de Lleida

   E-mail: arqueologia@historia.udl.es

Els treballs de recerca duts a terme durant els darrers anys a la plana occidental catalana permeten proposar avui una nova visió sobre l’evolució de les comunitats del IIon i Ier mil.lenni cal. BC, que es fonamenta en dos principis bàsics:

- L’evidència d’un desenvolupament singular de la protohistòria regional, que justifica la individualització d’un grup cultural específic: el GSC o Grup del Segre-Cinca

- La necessitat d’incorporar el calibratge de les datacions per radiocarboni en la periodització de la seva evolució

En el present article es raonen ambdues opcions, analitzant els trets singulars del Grup del Segre-Cinca i proposant un tractament de les datacions calibrades a partir dels valors centrals que proporcionen les mitjanes dels intervals de màxima probabilitat a dues sigmes. La periodització final es resumeix així:

- Calcolític- bronze antic: 2700 - 2000 cal. BC.

                - Bronze ple: 2000 - 1650 cal. BC.

                - GSC-I: 1650 - 1250 cal. BC.

                - GSC-II: 1250 - 950 cal. BC.

                - GSC-III: 950 - 775 cal. BC.

                - GSC-IV - Primera edat del ferro: 775 cal. BC. - 550 aC.

Aquesta contribució permet paral·lelament obrir noves vies, basades en una major incidència de la investigació en les realitats regionals, per superar la crisi d’interpretació i periodització que actualment afecta la protohistòria catalana.

 

Estudio paleoestomatológico de una población calcolítica hallada en  Costa de Can Martorell o Vinya d’en Tit (Dosrius, el Maresme, Barcelona). Primeros resultados
Alberto BARRIOS MORENO[1], Eduardo CHIMENOS KÜSTNER2 i Oriol MERCADAL FERNÁNDEZ3

[1] Odontólogo, doctorando por la Facultad de Odontología, Universidad de Barcelona.

2 Médico estomatólogo, profesor titular de la Facultad de Odontología, Universidad de Barcelona.

3 Antropólogo y arqueólogo, director del Museu Cerdà de Puigcerdà.

La paleoestomatología se ocupa de estudiar los restos antiguos dentarios y óseos del territorio maxilofacial, ofreciendo una visión retrospectiva de diversos aspectos de los individuos. Entre los objetivos de este trabajo se incluyen la determinación de la edad, el sexo, el número mínimo y máximo probables de individuos, así como la patología y las anomalías de las estructuras maxilofaciales detectables en los restos humanos procedentes del citado yacimiento arqueológico. A la dificultad del propio estudio se añade el deficiente estado de conservación de las estructuras halladas.

El estudio se realiza sobre un total de 3.944 dientes, de los cuales 164 son temporales y 3.780 definitivos. Tras una primera valoración, se observa un número mínimo de 190 individuos (en función de la repetición del primer molar superior derecho). El grupo de edad prevalente corresponde a la franja comprendida entre 20 y 40 años (“adultos”, siguiendo a FELGENHAUER y cols.). La patología observada con mayor frecuencia corresponde a la pérdida de soporte óseo dentario (compatible con patología periodontal), observada en todos los dientes con soporte óseo (16,7% de todos los dientes estudiados). A continuación se encuentran las caries (47 caries en 3.944 dientes, 1,2 %), cuya proporción es muy baja, en comparación con otros estudios de poblaciones similares. Cabe destacar la presencia de variaciones en la forma de los dientes, habiéndose encontrado 4 caninos inferiores con raíz bipartita, 6 casos de taurodontismo, 10 incisivos superiores con forma de pala y 2 premolares inferiores coniformes. Por, otra parte, hay que destacar la imposibilidad de determinar el sexo, debido a la falta de estructuras enteras de esqueleto maxilofacial.

 

Décorticage des blés vêtus et structures de combustion : données carpologiques pour le Néolithique final et le Chalcolithique dans la zone des Causses
Laurent BOUBY*

* Membre associé à l'UMR 8555, Centre d'Anthropologie, 39 Allées Jules Guesde 31000 Toulouse

Au Néolithique final et au Chalcolithique, l'engrain (Triticum monococcum) et l'amidonnier (Triticum dicoccum) occupent une place importante dans l'agriculture du Sud de la France. Ces deux espèces appartiennent au groupe des blés vêtus, qui se distingue des blés nus par la robustesse des glumes. Pour ce type de blés, le battage seul ne suffit pas à désorganiser les épillets pour en libérer les grains. Ceux-ci doivent être ultérieurement soumis à un décorticage. Les opérations de nettoyage qui s'ensuivent produisent des déchets dominés par les bases d'épillets et de glumes. Ces derniers peuvent facilement être identifiés en contexte archéologique par la carpologie.

De tels ensembles ont été mis en évidence dans trois structures de combustion du Néolithique final et du Chalcolithique. Il s'agit de deux cuvettes à remplissage de pierres chauffées, l'une sur le site de Gaches, à Fontanes (Lot : fouilles T. Salgues), l'autre sur le chantier du Centre des Impôts, à Millau (Aveyron : fouilles S. Brossier), ainsi que d'une structure interprétée comme un four sur le site du Pla-de-Peyre, à Creissels (Aveyron : fouilles P. Fouéré).

La découverte de ces déchets montre qu'il existe un lien fonctionnel entre les structures de combustion et le décorticage des blés vêtus. Il ne semble cependant pas à l'heure actuelle possible de caractériser cette relation avec certitude. Deux hypothèses ont été retenues.

On peut en premier lieu envisager l'utilisation des issues de décorticage pour allumer ou entretenir le feu. Il est d'autre part possible que les structures de combustion aient joué un rôle direct dans la chaîne de traitement des récoltes. Un léger grillage des épillets est en effet susceptible de faciliter le décorticage en rendant les enveloppes plus cassantes.

 

El nivell sepulcral ( Ic ) de la Cova de la Guineu de Font-Rubí
Artur CEBRIÀ; Josep MESTRES; Raül BARTROLÍ; Ethel ALLUÉ; Mercé BERGADÀ; Eduard CHIMENOS; Oriol MERCADAL; Jordi NADAL  i Genís RIBÉ.

Aquesta cavitat està essent investigada amb continuitat desde fa més de 10 anys dins de la programació científica de la càtedra de Prehistòria de la Universitat de Barcelona i del seu seminari (SERP) amb el suport de la Secció d'Arqueologia del Museu de Vilafranca . La cavitat s'obre a la Serralada Prelitoral  Catalana  a uns 30 Km al NE de Vilafranca del Penedès y a 725 m snm, a uns centenars de metres del pas del Coll de la Barraca  en plena carrerada de la Cerdanya o reial. Presenta una potent estratigrafia de 10 mts de potència, 5 d'ells fértiles arqueològicament, combinant dinàmiques de vessant, dissolució i circulació kàrstica amb fenòmens de caiguda de sostre. La seva descripció estratigràfica ha estat feta en la tesis de BERGADÀ (1996) i en un article de presentació general (DA, 1994). Presenta un primer tram de 3,5 metres de potència amb : Nivell  Superficial  d'era moderna ( segles XVII-XVIII ); Nivell Ia : refugi de pastors altmedievales i presencia tardo-ibèrica datable entre -125 i -75 (ane) amb indicis de ritus ctònics; unes poques urnes d'incineració, 2 o 3, de Camps d'Urnes Antics amb datació de C14 sobre el 1000 cal BC; Nivell Ib  amb bronze mitjà amb datació calibrada de 1625-1580 cal BC con un 96% probabilidad; Nivell Ic  format per enterraments col.lectius d'una cinquantena d'individuus, de tot l'espectre d'edats i sexes, inhumats successivament, amb un arranjament de la caiguda de blocs sobre la que s'assenten els cadàvers, formant una estructura paradolménica a la boca d'entrada. La seva cronologia abarca un ample període entre el 3r mil·lenni i l'horitzó campaniforme (estil incís de Salomó). Per sota Ic , una anterior potent caiguda de blocs del sostre alterà profondamente la morfologia de la cavidad convertint-la en un lloc tancat, fresc i amb una forta pendent des de fora a dins. Aquesta caiguda separa el primer tram de l'estratigrafia del segon, constituit pel Nivell II,  neolític antic postcardial (amb un potent nivell de fumier datat per C14 ) i cardial i pel Nivell III, un nivell epipaleolític microlaminar que tanca la sèrie arqueològica, de moment.

La comunicació presenta a nivell monogràfic un avenç dels resultats de l'excavació del Nivell Ic. S' estudia l'antracologia (E. Allué), l'arqueozoologia (J. Nadal), la microsedimentologia (M. Bergadà), i una mostra de les abundantíssimes restes paleoantropologiques (O. Mercadal i E. Chimenos) i el context arqueològic (A. Cebrià, J. Mestres, R. Bartrolí i G. Ribé ).

 

Gestió de la matèria primera i produccions campaniformes al nordest de la península Ibèrica

Xavier CLOP1


1 Laboratori d’Arqueologia Prehistòrica. Universitat Autònoma de Barcelona

L’estudi de les produccions ceràmiques campaniformes constitueix un dels eixos fonamentals sobre els que s’ha organitzat la recerca a l’entorn de les comunitats del IIIer mil.lenni cal ANE. El seu estudi estudi, però, ha estat centrat de forma pràcticament exclussiva en la determinació de les seves característiques formals i estètiques i en la utilització d’aquestes com un argument-clau a l’hora de plantejar hipòtesis explicatives sobre les característiques socilas, econòmiques i ideològiques d’aquelles comunitats. La presència d’uns o d’altres tipus de ceràmiques campaniformes ha servit per plantejar qüestions com la possible existència d’una dualitat de població, l’existència d’amples xarxes de circulació de productes, l’existència i el paper dels “bens de prestigi”, etc. Es tracta d’hipòtesis, però, que poques vegades han estat abordades a partir de l’estudi d’altres aspectes dels productes ceràmics, com ara les característiques de la matèria primera utilitzada en la seva elaboració.

En aquesta comunicació es presenten una part dels resultats obtinguts amb la realització d’un treball de recerca d’abast regional sobre les característiques de la matèria primera emprada en l’elaboració de productes ceràmics per part de les comunitats que van viure del 3100 al 1500 cal ANE al norest de la Peníbnsula Ibèrica. Dins d’aquest treball s’ha prestat, per la significació que tenen, un atenció particular a les produccions ceràmiques campaniformes, havent-se estudiat un ample conjunt de materials ceràmics dels diferents estils considerats campaniformes que provenen de jaciments repartits per tot el nortest peninsular amb l’objectiu de conhèixer aspectes determinants de la gestió de la matèria primera emprada en la seva elaboració i el grau d’homogeneïtat en les formes de gestió d’aquesta matèria primera en tota l’àrea definida.

L’estudi de gestió de la matèria primera s’ha basat tant en la realització d’estudis de caracterització de la matèria primera com en la determinació daltres característiques microscòpiques com en l’acurada determinació de certs caràcters macroscòpics. En aquest sentit s’ha utilitzat una ampla varietat d’analítiques que inclouen la realització de làmines primes de totes les mostres i el seu estudi amb el microscopi petrogràfic, realització de difraccions de raigs X, porosimetries i la utilització del microscopi electrònic. Els resultats obtinguts permeten abordar diferents aspectes sobre la gestió de la matèria primera en la producció de ceràmiques campaniformes, com ara la seva procedència, el grau de manipulació de les terres per part del/les artesans/anes, etc. i plantejar la discussió sobre el que la gestió de la matèria primera per a l’elaboració de ceràmiques ens reflecteix sobre les comunitats que van viure en aquesta zona i moment.

 

La Serralada Litoral a cavall del Maresme i el Vallès Oriental: un espai ben conegut pels pobladors prehistòrics
Robert LLEONART i CASADEVALL; Imma BASSOLS i FERNÁNDEZ; Toni LOU i MARTÍNEZ i Daniel DAVÍ i SALVAÑÀ

Amb aquesta comunicació es vol donar a conèixer un projecte d’investigació que es du a terme a l’entorn del Museu de Mataró i que té per objectiu el re-estudi, dins l’àmbit genèric de la prehistòria, del conegut en la Serralada Litoral, i la possible troballa de nous vestigis en algunes de  les seves zones encara no explorades. L’enfoc del nostre estudi intenta comprendre com un tot aquest accident natural que és el batòlit granític que aparentment separa dues comarques i que es troba limitat pels rius Besós i la Tordera.

La zona tradicionalment no ha estat especial objecte d’atenció pels investigadors, tot i que eren abastament coneguts bona part dels vestigis localitzats al llarg del segle XX, gràcies a estudiosos com Josep Estrada i Garriga, Esteve Albert i Corp, Pau Ubach i Jaume Ventura,  Marià Ribas i Beltran i Jesús Illa i Paris, entre d’altres. La ocupació prehistòrica es concentrava, a manca de coves, en conjunts granítics habituals en el lloc. Aquests conjunts, en alguns casos, manifesten una manipulació directa per part de l’home. Aquests rocams tant podien ser emprats com a hàbitats o com a llocs d’enterrament. Altrament també comptem amb manifestacions megalítiques de diverses característiques : conjunts funeraris, menhirs, rocams amb inscultures... Així l’objectiu d’aquesta visió de conjunt d’un territori durant la prehistòria recent que pretén assolir el nostre projecte és determinar unes possibles pautes d’ocupació.

Finalment, aprofitem l’avinentesa per avançar la notícia que l’inventari dels vestigis associats al món megalític en la zona s’ha ampliat de forma força sorprenent. L’àrea dolmènica per excel·lència de la Serralada Litoral, Céllecs (La Roca del Vallès), ha deixat de ser un punt isolat en el corpus megalític del sector en decurs d’estudi.